Le Havre étonne quiconque la juge sur sa réputation, et ses habitantes aiment raconter cette ville portuaire à leur manière. Une libertine amatrice au Havre évoque souvent un appartement du centre reconstruit par Perret, aux grandes baies vitrées tournées vers la mer, une maison de Sainte-Adresse dominant la plage, ou un loft aménagé près des docks Vauban. Les carnets publiés ici ont le goût du large : on y parle de vent, de ciel changeant, de nuits où l'on se réchauffe à plusieurs pendant que la pluie fouette les fenêtres.
La géographie de la ville, entre ville basse et ville haute, dessine des récits très différents. En bas, autour de l'église Saint-Joseph, du Volcan et du quartier Saint-François, les soirées commencent dans un bar ou un restaurant de poissons ; en haut, vers Sanvic ou Graville, on reçoit plutôt chez soi, dans des maisons avec jardin. L'été, les galets de la plage et les terrasses du front de mer inspirent des nuits tardives ; le reste de l'année, beaucoup racontent des escapades vers Étretat, Honfleur par le pont de Normandie, ou un gîte du pays de Caux. Chaque amatrice libertine raconte sa dernière nuit avec pudeur, puis elle formule ce qu'elle souhaite vivre ensuite. Certaines sont dockers, d'autres soignantes, enseignantes en lettres à l'université ou retraitées, toutes adultes et libres. Femme amatrice ou couple complice, chacune choisit son tempo. Parcours ces journaux de coquine amatrice, et quand un journal t'interpelle, envoie à son autrice un message aussi franc que l'air marin. Et pour sortir un peu de l'ordinaire, pense à annonces de couples candaulistes.
Les annonces récentes viennent surtout de ces secteurs : Sainte-Adresse, Saint-François, Sanvic, Graville, Danton, Rond-Point, Saint-Vincent, Harfleur. Les autres membres du 76 sont visibles depuis ton espace.